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Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

mardi 23 juin 2009

France

La burka en débat

La première fois que j'ai vu une femme porter la burka, c'est-à-dire le voile intégral qui ne laisse apparaître que les yeux, voire qui les dissimule derrière un grillage, c'était en Afghanistan.

Nous étions en l'an 2000 et pourtant j'avais l'impression d'avoir fait un saut dans le moyen-âge .

Deux Islam s'y affrontaient :

  • chez le commandant Massoud dans la vallée du Panshir des femmes dévoilées étaient maîtresses d'école.
  • d'autres traditions tribales imposaient quant à elles la burka.

Dans les deux cas les imams validaient pleinement, au nom du même Islam, les choix et les pratiques des différentes communautés. Ce qui revient à dire que la burka n'est pas une résultante de préceptes coraniques, mais bel et bien un choix idéologique, politique et culturel et non un choix religieux.

Des choix qui sont donc la résultante de règles de vie en vigueur dans une société donnée.

Et il est clair que notre société française, basée sur la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sur l'égalité homme-femme, mais également sur une tradition culturelle héritée de sa longue histoire, ne peut tolérer des pratiques aussi contraires à ses valeurs.

En poussant la logique de ce raisonnement, on peut même dire que l'existence de pratiques sur notre sol telles que le port de la burka constituent une forme d'agression de nos règles de vie commune et de nos valeurs républicaines.

J'ignore si le débat doit aboutir à légiférer mais, si tel devait être le cas, le législateur devrait à mon sens réfuter par avance tout argument visant à l'accuser d'islamophobie puisque, comme je vient de le rappeler, la burka n'est pas la résultante d'un choix religieux mais bien d'une pratique sociétale.

D'autre part, je suis surpris de voir que personne ne met en avant les exigences minimales de la sécurité publique. N'est-il pas normal d'être en mesure d'identifier aisément les citoyens dans la rue, d'éviter qu'une personne recherchée ne se dissimule sous ce type de vêtement ? Voire la sécurité dans la circulation de personnes ainsi limitées dans leurs mouvements et leur vision ?

En résumé il me paraît pas le moins du monde scandaleux ou attentatoire à la liberté religieuse que d'interdire le voile intégral dans la rue. Ce qui me paraitrait scandaleux au contraire serait que l'on tolère dans notre société le développement de telles pratiques, qui sont étrangères à toutes les valeurs sur lesquelles elle repose.

lundi 18 mai 2009

Général

Élections européennes : J- 3 semaines

Le dimanche 7 juin, jour de la fête des Mères, nous élirons nos députés au Parlement Européen.

Ce scrutin est généralement boudé par les électeurs, l'Europe étant jugée trop lointaine, trop technocratique et peu efficace.

Les mêmes se plaignent par ailleurs de son incursion de plus en plus grande dans notre vie quotidienne au point que la plupart des textes votés par les députés français sont aujourd'hui contraints par les directives européennes qui ont force de loi.

Les exemples foisonnent en matière de libertés publiques, la controverse sur la loi "anti-piratage" HADOPI [1] étant l'illustration la plus récente.

Le paradoxe est là : les français constatent le poids croissant des décisions européennes et parallèlement se désintéressent de la manière dont elles sont prises.

Or des faits majeurs sont survenus ces dernières années qui doivent objectivement renouveler notre regard :

  • le nouveau traité donne un pouvoir de co-décision au Parlement Européen qui ne fait donc plus de la figuration mais agit réellement en législateur et pourra donc dans l'avenir être un contre poids efficace à la technocratie bruxelloise, par exemple : la décision de faire du vin rosé en mélangeant du rouge et du blanc (!) ne pourrait être prise demain par la seule commission de Bruxelles.
  • la gestion de la crise financière lors de la présidence française a fait la démonstration que le pouvoir politique prime sur celui de la commission. C'est dans cette voie - d'une Europe qui veut peser dans le monde, qui veut mieux s'organiser pour mieux protéger ses ressortissants (et non s'élargir à l'infini...), qui veut agir dans le monde (comme elle l'a fait au G.20) pour une mondialisation régulée – que nous devons jeter nos forces.

Françoise Grossetête et Richard CazenaveCette élection européenne du 7 juin n'est donc pas anodine. Elle est l'occasion de signifier nos attentes. Et elle survient au moment ou la volonté des peuples européens a plus de chance d'être entendue et traduite en acte politique.

Le message des français sera d'autant plus fort qu'il sera cohérent. Cette cohérence ne peut à l'évidence être trouvée du côté de la Gauche qui défend des options tout aussi archaïques que marginales par rapport aux autres partis socialistes européens. Pas davantage au Modem qui joue une carte politicienne plus qu'européenne dans cette élection (et fait siéger ses députés avec les députés libéraux danois !). Elle n'est pas non plus dans la démagogie du repli sur soi et du rejet en bloc de la construction européenne .

C'est pourquoi - parce que je veux une France forte au niveau européen et une Europe forte au niveau mondial, qui porte mieux nos espérances et soit en capacité d'agir pour la défense de nos intérêts - j'apporterai mon soutien à titre privé comme à titre de Chargé de Mission départemental du Chêne, à la liste conduite dans le grand sud-est par Madame Françoise GROSSETÊTE [2] pour l'UMP et ses formations associés.

Le dimanche 7 juin, jour de la fête des Mères, faites aussi un acte pour enfants : votez !

Notes

[1] En l'occurrence, sur ce texte l'Assemblée nationale a fait de l'agitation pour rien. Ce texte est mort-né car, comme la loi DADVSI que je n'avais pas votée, il a une guerre de retard sur la réalité des médias et de la création. Il le fait de plus de la plus bête manière qui soit, avec une procédure et des sanctions aussi inacceptables par les citoyens qu'inapplicables en pratique.

[2] Photo : Françoise Grossetête, eurodéputée sortante et tête de liste UMP dans le Grand Sud-Est, à mes côtés à Sassenage le vendredi 15 mai 2009.

mardi 05 mai 2009

Vie Locale

Se passe-t-il quelque chose à l'UMP38 ?

Six mois se sont écoulés depuis les élections internes à l'UMP38 et la victoire des candidats présentés par Michel Savin.

Des candidats que j'ai soutenus, et une victoire portée par tous ceux qui refusaient la spirale de l'échec dans laquelle l'UMP Isère s'était enfermée, et qui s'était vu couronnée par la perte de la première circonscription en 2007 et des deux cantons UMP de Grenoble en 2008 ainsi que le score historiquement le plus bas jamais enregistré aux élections municipales.

Des résultats incontestables même si le clan des perdants a tout fait pour empêcher qu'ils ne soient validés.
Confirmés par les instances nationales, confirmés par la justice, ces résultats disent clairement la volonté démocratique des militants de l'Isère de tourner la page.
Ainsi, dans la première circonscription symboliquement et numériquement la plus importante c'est avec 38 voix d'écart que le candidat de Michel Savin l'emportait sur celui du président sortant.

Six mois plus tard, tout se passe comme si le changement porté par ce vote s'était borné à l'élection d'un nouveau Président :

  • Pas d'exécutif départemental pour mettre en œuvre les nouvelles orientations; on peut lire sur le site de la Fédération que la validation du nouvel exécutif départemental est « en cours par le bureau politique national ». Depuis six mois...
  • Pas de discussions avec les principales formations associées à l'UMP (centristes, gaullistes, radicaux) pour fixer les conditions de l'union et arrêter une stratégie commune en vue des prochaines échéances électorales.
  • Pas de réflexion (à ma connaissance), ni de processus en cours pour arrêter une stratégie de reconquête à Grenoble et dans l'agglomération grenobloise.

Certes, je comprends bien que des bâtons sont mis chaque jour dans les roues de la nouvelle équipe, et que certains mauvais perdants usent de leur influence pour paralyser la machine. Je sais également dans quelle situation financière désastreuse se trouve la Fédération Iséroise laissée totalement exsangue par l'ancienne direction.

Mais c'est oublier qu'en Démocratie le dernier mot revient toujours au suffrage populaire, car c'est de lui et de lui seul que procède toute légitimité. Les statuts de l'UMP ne dérogent pas à cette règle puisqu'ils prévoient que l'exécutif départemental doit être ratifié (recevoir l'approbation) par le Comité Départemental issu des élections internes.

  • Alors à quand le respect du suffrage des militants exprimé dans les urnes en novembre 2008 ?
  • À quand une stratégie de reconquête à Grenoble ?
  • À quand des discussions visant à réunir les conditions de l'union attendue par tous pour les prochaines échéances ?

On le voit la question posée n'est pas celle des moyens. C'est, tout simplement, celle d'une volonté politique.

jeudi 19 mars 2009

Vie Locale

Rebondir après la déception des JO

Plutôt que de s'appesantir sur les raisons (politiques ? techniques ? tactiques ?) de l'échec de la candidature de Grenoble comme ville organisatrice des JO 2018, il me paraît plus utile, et plus productif, de revenir sur les constats et les projets que la préparation du dossier de candidature a fait émerger dans le paysage de notre agglomération.

Le principal constat est celui de notre retard dans le domaine des infrastructures, qu'il s'agisse du réseau ferroviaire TGV ou Inter Cité, du contournement de l'agglomération grenobloise (rocade nord, élargissement d'A480, échangeur du Rondeau), de notre relation autoroutière vers le Sud, ou encore du lien avec les principales stations de ski qui contribuent pourtant à l'attractivité de Grenoble.

Ce constat n'est pas nouveau pour moi puisque j'annonçais, dès 1995, les défis auxquels nous allions inévitablement être confrontés aujourd'hui et la nécessité, en raison de la lenteur de traitement de ces grands projets, de nous y atteler rapidement.

Ce qui est nouveau en revanche c'est la volonté des collectivités publiques de Grenoble et de l'Isère, depuis les dernières élections municipales de 2008, de tenter de remédier à cette situation aujourd'hui critique et qui pourrait menacer rapidement notre développement économique et nos emplois.

Une volonté qui s'est notamment manifestée au travers du dossier de candidature de Grenoble aux JO 2018, dont les principaux opposants, comme par hasard, se trouvaient dans les rangs des verts et autres alternatifs grenoblois, ceux-là même qui ont participé avec succès dans le passé à la glaciation de tout projet de développement des infrastructures de déplacement.

Cette volonté nouvelle, je l'avais anticipée avec la création de l'AG3D, et le travail réalisé depuis un an a fournit la base d'un premier rendez-vous le 10 mars 2009 avec le ministre des transports Monsieur Dominique Bussereau, avec les élus grenoblois et le Président de la Chambre de Commerce.

Il faut désormais faire en sorte que la mobilisation réalisée autour de la candidature de Grenoble pour les JO 2018 se prolonge dans une volonté sans faille de faire aboutir ces dossiers et ces projets vitaux pour l'avenir de Grenoble.

Baisser les bras aujourd'hui serait une faute et un gâchis impardonnables !

lundi 02 février 2009

France

Une manifestation pour un retour en arrière ou pour aller de l'avant ?

Il y a bien longtemps que l'on avait pas vu autant de monde dans les rues de notre ville, pour une manifestation qui regroupait des motivations si nombreuses et si différentes les unes des autres qu'il est bien difficile de les additionner... et encore plus délicat de les récupérer comme ont tenté de le faire le PS de Madame Aubry et la CGT, sous une bannière simpliste de rejet de la politique du gouvernement et des réformes du quinquennat.

D'ailleurs le gouvernement, ainsi que les forces politiques et syndicales réputées lui être plus favorables, ont exprimé leur compréhension.

Compréhension devant la colère légitime des forces vives de ce pays subissant les contre-coups d'une crise née ailleurs de l'absence de règles, dans un monde où la finance est reine et où le système de rémunération des traders (avec des bonus quoi qu'il arrive) pousse à des prises de risque toujours plus inconsidérées.

La réponse doit être précisément de fixer pour l'avenir de nouvelles règles du jeu. Le vrai débat est entre un capitalisme moderne, entrepreneurial, respectueux des Hommes et de l'environnement, et un système de poker financier international dont les joueurs ne payent pas eux-mêmes les enchères. L'Europe sous l'impulsion de la France a dit clairement ce qu'elle attend du prochain sommet du G8 ; nous verrons alors si le Président Obama donne un prolongement concret à l'indignation qu'il a exprimée avec force tout récemment.

Compréhension également devant l'angoisse sur le pouvoir d'achat et le chômage (déjà 200 000 chômeurs de plus en France) qui évidemment ne touche pas que notre pays mais également l'Espagne socialiste ou l'Allemagne et sa cohabitation gauche/droite.

La réponse ne peut être que la relance concertée en Europe des investissements publics, seuls susceptibles de soutenir à court terme une croissance bénéficiant à l'emploi en France et en Europe.

Sur ces deux fronts, nouvelles règles du jeu mondial et plans de relance des différents pays européens, je ne vois guère la force et l'originalité d'une alternative politique. Je trouve même dérisoire ce hochet de la sempiternelle relance par la consommation brandi par le PS et la CGT, car si l'on peut supporter de s'endetter un peu plus (alors qu'on est déjà exsangue) pour investir dans des infrastructures qui seront là pour longtemps et serviront à la croissance de demain, comment peut-on soutenir un seul instant l'idée de s'endetter davantage pour dépenser de l'argent qui va surtout faire travailler les exportations chinoises ?!

Quant aux réformes, le mandat délivré par les électeurs était tout sauf un mandat d'immobilisme !

Un vrai sujet serait de dire quelle stratégie industrielle nous voulons en Europe, pour faire émerger les emplois de demain ; quelles règles on veut instaurer à l'OMC pour que le commerce international se fasse sur des bases équitables, respectueuses d'un minimum de droits sociaux et d'un minimum de principes environnementaux, avec par exemple une taxe carbone sur les produits qui font deux fois le tour de la terre avant d'arriver dans notre assiette.

Voilà des sujets sur lesquels on aimerait concrètement entendre des propositions sérieuses ! mais nous ressortir les vieilles recettes de la distribution de monnaie de singe est totalement affligeant et peu respectueux de l'intelligence d'une démocratie qui se veut majeure.

Et n'y a-t-il pas suffisamment de sujets d'affrontement ou tout simplement de débats politiques autour des questions de société, de la manière d'exercer le pouvoir, des enjeux et des arbitrages à opérer entre libertés publiques et liberté individuelle, de l'avenir de la protection sociale, pour nous épargner des affrontements factices sur la manière de faire face à cette crise ?

lundi 12 janvier 2009

Général

Pour un nouveau départ en 2009

Nul ne s'étonnera que je salue comme il se doit l'élection, ce week-end, de Michel Savin à la Présidence de la Fédération de l'Isère de l'UMP.

Comme je le disais dans mon billet du 19 novembre 2008, une page se tourne en Isère et nous pouvons tous désormais espérer que, les conditions d'un possible rassemblement étant réunies, nous puissions enfin nous consacrer à ce qui doit toujours être le cœur de l'action politique : la défense de nos valeurs communes et la recherche, pour nos collectivités, de l'intérêt général.

Souhaitons donc que 2009 soit l'occasion pour le nouveau Président de l'UMP38 de créer toutes les dynamiques utiles en ce sens.

Quant à la nouvelle minorité au sein de l'UMP38, elle pourrait apporter une touche de sincérité aux félicitations adressées au nouveau Président en retirant les recours déposés devant la justice !

Ce billet est aussi l'occasion pour moi, en ce début d'année, de remercier toutes celles et tous ceux qui participent à la vie de ce blog et en font le site politique le plus actif et le plus ouvert toutes catégories confondues... et de souhaiter à chacune et chacun une très bonne et très heureuse année 2009 - je vous épargne tous les discours sur la crise (les occasions ne manqueront d'en reparler) pour me concentrer sur l'essentiel : mes vœux sincères de santé et de bonheur !


J'aurai l'occasion de vous les présenter de vive voix :

samedi 17 janvier à partir de 11h 15
dans les locaux de la Maison de la Culture Arménienne de Grenoble et du Dauphiné (MCAGD)
angle cours de la Libération et du Général de Gaulle et rue de Belledonne à Grenoble (voir le plan d'accès ci-dessous).

Je recevrai ce jour-là Mickaël Bullara, Secrétaire Général du Chêne (Présidente Michèle Alliot-Marie), qui s'associera à mes vœux et vous dira sans doute quelles leçons nous devons tirer de la situation nationale et internationale, et quelles doivent être les actions à mettre en place en 2009.

Je vous invite donc à nous rejoindre samedi autour du verre de l'amitié.


À très bientôt et encore Bonne et Heureuse Année à tous !


plan d'accès à la Maison de la Culture Arménienne de Grenoble et du Dauphiné
(Cliquez sur le plan pour l'agrandir)

samedi 13 décembre 2008

Vie Locale

Décidément l'UMP38, on n'a pas encore tout vu !

Je lis vos commentaires et j'ai bien sûr connaissance des dernières initiatives des candidats défaits lors des élections internes à l'UMP38.

Et j'avoue que ma réaction va de l'indignation à la franche rigolade.

Mais je pense que l'interview de Robert Pandraud, en peu de mots, résume parfaitement et délicieusement la situation. Il rappelle :

  • que c'est en famille qu'on doit laver son linge sale, et pas devant les tribunaux. Voilà pour le patriotisme de parti ;
  • que l'UMP nationale a validé les résultats de l'Isère, au point d'ailleurs que c'est l'avocat du parti qui va défendre le 17 décembre devant les juges les résultats des élections attaqués par les perdants. Voilà pour le fair-play... et pour la clarté des choses ;
  • que la proposition de prendre le secrétaire départemental dans le camp des battus n'est pas très crédible, et qu'elle n'est au fond qu'un aveu d'échec. Voilà pour le réalisme.

Il aurait aussi pu délivrer le double Tartuffe d'Or à celui qui attaque en justice les élections que son équipe et lui-même ont organisées (de la manière que chacun a pu apprécier[1]), et qui, les ayant perdues, propose de partager le pouvoir - ce qui ne lui était jamais venu à l'esprit lorsqu'il était majoritaire ! En fait, ce serait franchement drôle si ce n'était pas quelque peu déplorable...

Notes

[1] Voir l'article de Grenews et les commentaires ici et sur "l'épisode des cuisines" ainsi que la réponse de Julien Polat

mardi 02 décembre 2008

Général

Guerre au P.S. : un mal Français ?

La guerre au PS a une apparence, celle d'un affrontement de personnes arbitré par les médias ; elle a une réalité, celle du choix (ou du non choix) de ce qui doit (et peut) constituer le fondement idéologique d'une gauche qui ne sait plus si elle est socialiste ou social-démocrate.

  • Pour Ségolène Royal c'est clair : marketing et relooking riment avec social-démocratie et démagogie.
  • Pour Martine Aubry c'est plus ambigu : elle + tous les caciques + le non-choix = à peine (ou presque) 50%...

Quand j'écoute Mélenchon, au moins, lui, je comprends ce qu'il dit : c'est la gauche, la vraie, celle de la lutte des classes, celle du grand soir, des marxistes, des trostkistes, des maoïstes... On en connaît les désastreux résultats économiques et sociaux et le triste bilan humain et liberticide.

Le mérite de cette gauche-là c'est qu'au moins il y a matière à un bon vieux débat !

Alors c'est quoi l'autre gauche aujourd'hui ? La question reste entière à l'issue d'un scrutin au PS marqué davantage pas les soupçons que par le contenu !

Je reconnais humblement, et tristement, que la même question se pose à l'UMP38 quand on voit comment, en Isère, l'ex-président archi battu bien qu'« organisateur » du scrutin refuse obstinément le choix des urnes au point de continuer à utiliser, toujours sous couvert d'un courageux anonymat, le blog officiel de l'UMP38 pour attaquer... Michel Savin, « elected President » comme on dirait aux États-Unis, de cette même Fédération.

Bonjour le débat d'idées.

J'espère pour ma part de tout cœur que la Démocratie survivra à ce qui ressemble, en l'état, à la mort des idéologies et au triomphe indécent des égos.

Je crois qu'elle le peut si elle est portée par un souffle nouveau : un souffle humaniste, de justice et d'équité, une ambition qui transcende chacun de nous au service d'un idéal, d'une mission, qui s'appuie sur l'initiative et la liberté de chacun pour en faire un élan collectif de solidarité et de fierté.

Moi je suis plus gaulliste que jamais... et vous ?

mercredi 19 novembre 2008

Vie Locale

Une page se tourne à l'UMP38

Richard Cazenave, actuellement en mission en RDC, a pris connaissance des résultats des élections internes de l'UMP38 (voir également l'article de Grenews). Il a tenu à transmettre le billet suivant :

« Actuellement en mission en République démocratique du Congo pour l'Assemblée nationale, c'est avec une grande satisfaction que j'ai pris connaissance des résultats du vote interne à l'UMP38 pour la désignation des représentants au Comité Départemental.

Quelles que soient les arguties de l'équipe en place, c'est bel et bien une victoire sans précédent de Michel Savin et de ses candidats.

Je m'en réjouis et j'espère que l'appel que j'avais lancé pour le soutenir aura contribué à cette victoire, notamment dans la 1ère circonscription - dont j'ai été le député pendant 19 ans - qui a vu Henri Baile devancer Jean-Claude Peyrin, candidat d'Alain Carignon, de 38 voix.

Cette donne à l'UMP38 peut et doit désormais rendre possible le rassemblement nécessaire à la construction de victoires dans notre agglomération et dans le département de l'Isère. »


Richard Cazenave a été membre de la Commission des Affaires Étrangères de l'Assemblée nationale et a présidé pendant 5 ans la commission politique de l'A.P.F (voir le billet du 22/07/2007). Il est actuellement en mission en RDC (Congo Kinshasa) pour le compte de l'Assemblée nationale.

Il a notamment rencontré Monsieur Vital Kamerhe, Président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.

Monsieur Vital Kamerhe est l'auteur d'un plan de paix qui a reçu le soutien de toutes les sensibilités de l'Assemblée nationale du Congo, et qui propose une solution politique pour mettre fin à la guerre et à l'exode des populations dans l'Est du pays.

Richard Cazenave apporte son soutien à ce plan de paix et œuvre pour que la francophonie soutienne cette solution du conflit.

La France agit dans ce sens et propose en ce moment même à l'ONU les résolutions nécessaires.

lundi 03 novembre 2008

Vie Locale

L'UMP38 perd ses nerfs

Par un billet dont chacun aura noté le courageux anonymat, l'UMP38 poursuit son agression tous azimuts.

En m'attaquant pour avoir pris position en faveur de Michel Savin et de ses candidats dans les trois circonscriptions grenobloises, le président sortant et ses affidés apportent, ce faisant, l'exacte démonstration des turpitudes que je dénonçais dans mon billet du 27 octobre.

Manipulant l'opinion par des arguments tout aussi vomitifs que grossièrement mensongers, ce billet anonyme accaparant le site et les moyens de la fédération de façon déloyale au profit exclusif d'un candidat, est en soi le résumé de ce que l'on ne veut plus en politique. Car c'est précisément ces méthodes détestables, les divisions profondes qu'elles creusent dans notre camp ainsi que leurs conséquences électorales désastreuses qu'il s'agit de rejeter.

Merci Monsieur Anonyme (pour les naïfs) pour cette piqûre de rappel à ceux qui auraient pu penser que vous vous étiez amendé !

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