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Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

lundi 27 octobre 2008

Vie Locale

Pendant la crise, les coups bas continuent...

Je découvre grâce à Franc-Tireur le courriel ouvert de Michel Savin aux adhérents de l'UMP38.

Ainsi ce sont toujours les mêmes méthodes qui sont à l'œuvre place Paul Vallier :

  • Faire sur le devant de la scène des appels déchirants à l'unité ;
  • Utiliser les moyens de la Fédération au profit d'un seul camp ;
  • Multiplier dans l'arrière-cour les attaques sous la ceinture, instrumentaliser les naïfs, biaiser le scrutin, et, si nécessaire, truquer les résultats.

Et tout cela dans le seul but de pérenniser la présence d'Alain Carignon et de son dernier carré (Jean-Claude Peyrin, Philippe Carré, Joëlle Santoni) à la tête de l'UMP38.

Comme si cette présence depuis sept longues années à la tête de la Fédération de l'Isère avait produit autre chose que des manœuvres en tous genres, des divisions irrémédiables, des résultats électoraux en chute libre et des échecs à répétition, dont le couronnement fut la perte de la première circonscription en 2007 et le score historiquement le plus bas jamais enregistré aux élections municipales en 2008.

Ce triste bilan se transforme aujourd'hui en un spectacle d'autant plus affligeant au moment où notre pays fait face à une crise mondiale, et où nous devrions tous faire preuve de la plus grande éthique et d'une volonté réelle de nous rassembler dans la difficulté qui, comme toujours, frappe d'abord les plus vulnérables d'entre nous !

Étant toujours écarté de l'UMP par la décision d'exclusion dont j'ai été victime grâce à l'UMP38 et aux manœuvres de son président, je ne peux qu'observer... et dire à ceux qui peuvent contribuer au changement dans l'Isère de tout faire – le vote ayant lieu dans trois semaines - pour que soit mis fin à cette situation déplorable.

Au-delà des enjeux qui concernent la gestion locale et départementale, pensons aussi à notre pays. Les difficultés de l'heure doivent conduire les politiques à montrer l'exemple. Cela passe par un minimum de dignité.

mardi 14 octobre 2008

France

Vers une sortie de crise

Je remercie chacun d'entre vous pour sa contribution à ce débat.

Comme je le disais dans mon billet du 2 octobre 2008, l'aspect purement financier de cette crise, s'agissant de l'Europe et plus encore de la France, n'avait rien de comparable avec les difficultés des établissements bancaires américains.

Je pense qu'après quelques hésitations et improvisations, la réponse des autorités françaises et européennes, grâce au plan concerté impulsé par la présidence française, est parfaitement adaptée à la situation.

Au-delà du très court terme (garantir les encours bancaires) elle prend en effet en compte les besoins à moyen terme de l'économie réelle, à savoir le manque de liquidités et l'absence de circulation des fonds entre banques.

Venant après la baisse des taux d'intérêts enfin décidée par la BCE, le rééquilibrage de parité entre l'Euro et le Dollar et la baisse spectaculaire du baril de pétrole, le plan européen réunit me semble-t-il toutes les conditions permettant d'endiguer le risque d'une récession profonde de notre économie.

D'autre part cette intervention se fait, pour mille raisons techniques, à coût nul pour le contribuable. Je réponds en cela à ceux qui pensent que l'on « socialise » ainsi les pertes des banques.

Chacun est en mesure de comprendre que les garanties offertes aujourd'hui seront rémunérées bien plus cher une fois la crise passée...

D'autres mesures seront sans doute nécessaires pour une relance effective mais je crois que l'on peut dire aujourd'hui que le plus gros de cette crise planétaire est derrière nous.

Il est intéressant de noter que l'Europe, pour la première fois, a joué un rôle de leader dans la solution de sortie de crise. Ce constat devrait pousser à l'avenir les dirigeants européens à croire davantage dans nos capacités collectives. Et, ce faisant, à mettre en place les mesures de régulation dont le marché européen a besoin dans une mondialisation qui ne peut se poursuivre sans elles.

Ce pourrait être la divine surprise de cette crise : la découverte par l'Europe de ses propres capacités et de son aptitude à peser sur les règles du jeu international.

À suivre donc, mais il y a là un espoir qu'il nous appartient de faire vivre.

jeudi 02 octobre 2008

France

Crise financière ou crise économique ?

Ainsi que ce fut le cas après le 11 septembre, la réponse des États-Unis à la crise est décidée et organisée autour de la seule puissance - militaire ou financière - de l'oncle Sam, comme si elle était la seule impactée par les évènements.

Le Président de la République, à la tribune de l'O.N.U ne pouvait, dès lors, pas manquer de dire qu'un débat au plus haut niveau international était indispensable pour mesurer l'ampleur des dégâts et la diversité des meures à prendre.

Mais attention ! il y a crise et crise :

  • celle qui affecte gravement le système financier Américain impacte certes notre structure bancaire, mais dans une moindre mesure que nos voisins européens ; et, s'agissant du marché interne des crédits immobiliers, il est basé essentiellement sur des prêts à taux fixes et présente des risques réduits d'insolvabilité. Il y a un vrai débat à tenir sur le mode d'intervention que doivent adopter les États, afin de ne pas dédouaner purement et simplement les irresponsables qui nous ont conduits à cette situation. En particulier, il serait scandaleux de payer des parachutes dorés à des dirigeants qui ont conduit le système à la faillite. Mais à mon sens il n'y a là rien d'immaîtrisable ; nous avons les moyens d'endiguer cette crise.
  • pour autant, nous courons bel et bien celui d'un sévère refroidissement de notre économie réelle du fait des restrictions de crédits aux entreprises, aggravées par la politique de l'Euro fort de la B.C.E.

Notre économie européenne a donc besoin d'un plan destiné à relancer une activité menacée par les restrictions de crédits, l'Euro fort et les taux d'intérêts élevés. Là se situe pour nous l'enjeu en terme de croissance pour les mois à venir.

Souhaitons enfin, si ce sommet des chefs d'États se tient, qu'il traite de la question lancinante de la régulation de la mondialisation ; et qu'il donne les signaux indispensables pour rééquilibrer le capitalisme vers l'économie productive et non vers les profits purement spéculatifs. Souhaitons que l'indignation de l'instant se transforme enfin en actes concrets.

L'emploi, le pouvoir d'achat, la rémunération du travail et de l'effort sont l'enjeu de ce que d'autres appellent tout simplement une élémentaire moralisation du libre échange mondial.