Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Permanence :
3, boulevard Maréchal Joffre
38 000 Grenoble
tél : 04 76 46 18 27
fax : 04 76 87 67 26
Contact

Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

dimanche 21 mars 2010

Général

Régionales 2010: mauvais au national, les résultats sont désastreux en Isère et calamiteux à Grenoble pour l'UMP

En 2004, François Fillon avait parlé d'un 21 avril à l'envers ; que dire en 2010 alors que le total gauche, à 56%, progresse de 6% par rapport à 2004 ! Pour la droite parlementaire c'est le score le plus bas depuis le début de la Vème République !...

En Isère l'UMP rassemble moins d'un électeur sur trois.

À Grenoble c'est désormais un électeur sur quatre, alors que le candidat Sarkozy a recueilli 47% aux Présidentielles 2007.

Crise, récession, enjeu régional peu lisible, les causes ne manquent pas pour tirer vers le bas la participation en général et le soutien au gouvernement en particulier, les élections intermédiaires étant généralement difficiles pour le pouvoir en place.

Mais là, le message des urnes va bien au-delà des clichés traditionnels.

Et, comme on aurait tort de croire que les Français par ce vote créditent la gauche d'une capacité à mieux faire que le gouvernement en place, quels enseignements tirer ?

  • Un enseignement national :
    L'organisation politique de la droite et du centre est à revoir. Il ne faut pas confondre unité et uniformité ; il faut une offre plus diversifiée, incarnant mieux les courants et traditions gaullistes, libéraux et centristes. Je ne doute pas que des voix s'élèveront...
  • Un enseignement régional :
    L'étiquette politique n'est pas un argument suffisant pour revendiquer l'honneur de diriger une Région comme Rhône-Alpes.
  • Un enseignement isérois et grenoblois :
    Avec des résultats pire que jamais, l'UMP isèroise et grenobloise va-t-elle enfin comprendre que l'on ne peut gagner sans travailler, sans s'ouvrir aux autres, sans porter un projet capable de fédérer les énergies et de provoquer l'élan indispensable à toute victoire ?

Voir aussi l'article du Monde.fr : Sur Internet, les militants UMP se retournent contre Sarkozy

lundi 08 mars 2010

France

Morne plaine

La campagne des élections régionales s'achève bientôt puisque nous votons les 14 et 21 mars, c'est-à-dire dans 6 jours, sans que nous ayons eu le sentiment qu'elle avait commencé...

Au point qu'à ce jour seul un électeur sur deux dit avoir l'intention de se rendre aux urnes...

Une campagne inexistante qui a suivi un mode de désignation des candidats pour le moins obscur, où les batailles de couloir ont pris le pas sur le poids démocratique réel des postulants et les arbitrages parisiens sur le choix des militants.

On reste sur notre faim s'agissant des projets régionnaux de chaque liste en présence et plus encore s'agissant de la place et de l'avenir de l'agglomération grenobloise dans l'ensemble rhône-alpin.

Comme si finalement la région n'avait pas de compétences spéficiques pour l'aménagement du territoire et l'organisation des déplacements, pour l'emploi, la formation professionnelle et l'éducation.

Comme si la pression fiscale régionale n'avait pas d'impact sur les impôts locaux.

Quant au plan national, les principaux faits qui auront émergé resteront le débat ô combien édifiant sur le passé déliquant réel ou supposé de la tête de liste P.S dans le Val d'Oise et les écarts de jeunesse d'actuels dirigeants de l'UMP, ou encore la désignation par le Président de la République de Didier Migaud comme successeur de Philippe Séguin à la tête de la Cour des Comptes !

Une désignation qui accroît la perplexité des électeurs de droite, car sans nier les capacités du Président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, cette décision est davantage de nature, en pleine élection régionale, à entretenir la confusion (un gestionnaire de gauche vaut bien un gestionaire de droite ?), que de créer une dynamique de rassemblement autour de l'UMP !

Une décision qui permet aussi hélas de confirmer a contrario la faible influence de la droite grenobloise et iséroise dans les décisions parisiennes, et augurant mal de la capacité de ses représentants à faire avancer les dossiers d'avenir à Lyon comme à Paris...

Oui décidément, morne plaine...