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Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

dimanche 21 mars 2010

Général

Régionales 2010: mauvais au national, les résultats sont désastreux en Isère et calamiteux à Grenoble pour l'UMP

En 2004, François Fillon avait parlé d'un 21 avril à l'envers ; que dire en 2010 alors que le total gauche, à 56%, progresse de 6% par rapport à 2004 ! Pour la droite parlementaire c'est le score le plus bas depuis le début de la Vème République !...

En Isère l'UMP rassemble moins d'un électeur sur trois.

À Grenoble c'est désormais un électeur sur quatre, alors que le candidat Sarkozy a recueilli 47% aux Présidentielles 2007.

Crise, récession, enjeu régional peu lisible, les causes ne manquent pas pour tirer vers le bas la participation en général et le soutien au gouvernement en particulier, les élections intermédiaires étant généralement difficiles pour le pouvoir en place.

Mais là, le message des urnes va bien au-delà des clichés traditionnels.

Et, comme on aurait tort de croire que les Français par ce vote créditent la gauche d'une capacité à mieux faire que le gouvernement en place, quels enseignements tirer ?

  • Un enseignement national :
    L'organisation politique de la droite et du centre est à revoir. Il ne faut pas confondre unité et uniformité ; il faut une offre plus diversifiée, incarnant mieux les courants et traditions gaullistes, libéraux et centristes. Je ne doute pas que des voix s'élèveront...
  • Un enseignement régional :
    L'étiquette politique n'est pas un argument suffisant pour revendiquer l'honneur de diriger une Région comme Rhône-Alpes.
  • Un enseignement isérois et grenoblois :
    Avec des résultats pire que jamais, l'UMP isèroise et grenobloise va-t-elle enfin comprendre que l'on ne peut gagner sans travailler, sans s'ouvrir aux autres, sans porter un projet capable de fédérer les énergies et de provoquer l'élan indispensable à toute victoire ?

Voir aussi l'article du Monde.fr : Sur Internet, les militants UMP se retournent contre Sarkozy

vendredi 25 septembre 2009

Général

Les élans d'Estrosi à Grenoble

Ayant vu dans la presse que Christian Estrosi tenait une réunion à Grenoble, je me suis rendu mardi 22 à l'hôtel Président pour l'écouter.

Et puisque le ministre de l'industrie, par ailleurs conseiller politique de l'UMP, nous a à cette occasion fortement invités à participer aux débats et à exprimer en toutes occasions nos idées et nos convictions (dont la diversité est si précieuse au sein du grand mouvement populaire et ouvert que se veut l'UMP), qu'il me soit donc permis de livrer ici quelques réactions aux propos entendus lors de cette soirée.

Car, si j'adhère pour l'essentiel à l'action conduite depuis bientôt deux ans par le Président de la République et le gouvernement, je suis plus que réservé sur un certain nombre de décisions, et je suis parfois choqué par la manière dont cette action nous est présentée et restituée.

Ainsi, Christian Estrosi, dans son élan thuriféraire, se laisse parfois emporter au point de dire par exemple que « le nom du Président français, qui était jusqu'à ce jour inconnu de la plupart des dirigeants de la planète, est désormais, grâce à Nicolas Sarkozy, connu de tous ».

Oubliés, l'action de Jacques Chirac, la position courageuse de la France sur la guerre en Irak, les choix défendus dans toutes les enceintes internationales depuis plusieurs années en faveur de la taxe carbone ou de la taxe sur les transactions financières sur lesquels prospère aujourd'hui la position française, et auxquels la crise financière et économique actuelle a donné raison.

Et si, par son talent et son énergie, Nicolas Sarkozy emporte aujourd'hui une adhésion en Europe et au G20 sur ces questions, il le doit également au fait que notre pays a su, de longue date, se forger une image internationale qui lui donne un poids et un rayonnement bien au delà de son PIB !

De même si l'on en croit Christian Estrosi la droite n'avait jamais été capable avant Nicolas Sarkozy de conduire des réformes :

  • oubliée la réforme des retraites (cela doit faire plaisir à François Fillon),
  • oublié le statut de France Télécom ou d'EDF,
  • oubliées la réforme de la Sécu, les lois de décentralisation, les réformes fiscales de Balladur, la diminution de la délinquance commencée avec Jean-Louis Debré en 1995, etc...

Et, si le bilan de la droite était si mauvais en 2007, comment expliquer que les français aient choisi de la reconduire aux responsabilités nationales ?

Oui, Nicolas Sarkozy a mené une campagne intelligente en 2007 (qui n'était autre qu'une version moderne et médiatique de l'éternel thème du changement dans la continuité), mais prétendre que rien ne s'était fait avant est une caricature assez insupportable.

Quant à l'action conduite depuis 18 mois, m'est il permis de dire que je considère par exemple : que la suppression de l'ISF eut été plus efficace économiquement et au total moins injuste que le bouclier fiscal, que la loi Hadopi est une loi de pure gesticulation, que le travail du dimanche n'a pas soulevé mon enthousiasme ?

Mais le summum fut atteint sur les questions locales lorsque le ministre par ailleurs employeur de Fabien de Sans Nicolas et ami de l'ancien président de l'UMP Isère, avouait ne pas comprendre comment une ville comme Grenoble pouvait être dirigée par le parti socialiste !

Apparemment l'UMP n'a pas souvenir d'avoir provoqué la perte de la première circonscription par ses choix judicieux d'investiture, lesquels on été bien sûr sans conséquence sur le score mémorable de la droite aux municipales et la perte des deux cantons qu'elle détenait à Grenoble !

Une chose est de se faire plaisir devant une assemblée de militants qui sont là d'abord pour témoigner leur soutien à l'action du Président et du gouvernement. Malgré mon exclusion de l'UMP j'estime faire toujours partie de cette grande famille de militants car je n'ai jamais varié dans les valeurs et les convictions qui ont guidé fidèlement mes choix politiques.

Une autre chose sera de créer les conditions de la reconquête de Grenoble et de l'Isère.

Il y faudra d'autres arguments, l'emporte-pièce n'étant pas dans la culture grenobloise.

Et il y faudra une autre crédibilité, fondée tout à la fois sur un projet et sur des personnalités disposant de compétences et d'une aura à la hauteur de leurs ambitions...

samedi 05 septembre 2009

Général

Taxe carbone : le quiproquo

Partie d'une idée plutôt vertueuse - pénaliser la consommation excessive d'énergies fossiles, la taxe carbone est devenue le vrai casse-tête de la rentrée pour le gouvernement et le Président de la République.

Pierre Méhaignerie et le Ministre de l'Agriculture s'y opposent ; Jean-François Copé et le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer veulent compenser cette mesure par un allégement des charges sociales ; Michel Rocard, après avoir exclu toute compensation et fixé la barre très haut (32€ la tonne de CO2) , parle aujourd'hui de compenser la perte de pouvoir d'achat ; Chantal Jouanno Ministre de l'Écologie propose de distinguer les urbains et les ruraux et de prendre en compte les critères sociaux...

Si l'on en est arrivé là, au point que Nicolas Sarkozy se donne un délai supplémentaire avant toute décision, c'est sans doute en raison d'un formidable quiproquo sur l'objectif initialement recherché, celui même qui a propulsé l'idée d'une taxe carbone sur le devant de la scène.

Car la France est loin d'être en retard sur ses voisins pour ce qui est des mesures visant à limiter l'effet de serre. Avec le Grenelle de l'Environnement, avec les investissements et incitations réglementaires, fiscales, tarifaires incitant à utiliser des énergies renouvelables et à réduire les émissions de gaz des transports, elle est dans le peloton de tête des pays pour la diminution des émissions de CO2.

Un seul chiffre : la France est responsable de 5 pour 1000 des émissions de CO2 quand les États-Unis et la Chine en représentent 50%.

Le concept de la taxe carbone est donc né au cœur de la crise, des réflexions de pays désireux d'apporter une réponse par une meilleur régulation du capitalisme mondial.

L'idée à l'origine est donc bien de faire d'une pierre deux coups :

  1. de pénaliser financièrement les importations en France (et donc en Europe) de produits impactant négativement l'environnement, soit par les conditions mêmes de leur production, soit par leurs consommations d'énergies dans les transports ;
  2. d'alimenter un fond international permettant de financer dans les pays en voie de développement des énergies renouvelables et des moyens « propres » de production.

Dans ces conditions une taxe carbone franco-française, même (et peut-être surtout) suggérée par un ancien Premier ministre socialiste, aura pour le mieux un effet cosmétique ou une valeur symbolique destinés à montrer que la France, faisant tout pour lutter contre l'effet de serre, peut légitiment revendiquer que l'Union européenne et le G20 adoptent la vraie mesure, celle qui pourrait changer la donne : celle d'une taxe carbone internationale pour un capitalisme mondial régulé et écologiquement responsable.

À défaut de quoi, cette mesure sera perçue par les premiers comme un nouvel impôt injuste, par les seconds comme une mesure contraire au plan de relance, par les troisièmes comme une mesurette écologiquement inefficace.

À mon sens la seule sortie possible pour Nicolas Sarkozy est, tout en gardant la force symbolique de la chose, de la rendre la plus indolore possible ...


Notes

Photo : Pollution in Springfield par chicagoenergy sous licence CC-By-NC-ND (Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification ).

lundi 18 mai 2009

Général

Élections européennes : J- 3 semaines

Le dimanche 7 juin, jour de la fête des Mères, nous élirons nos députés au Parlement Européen.

Ce scrutin est généralement boudé par les électeurs, l'Europe étant jugée trop lointaine, trop technocratique et peu efficace.

Les mêmes se plaignent par ailleurs de son incursion de plus en plus grande dans notre vie quotidienne au point que la plupart des textes votés par les députés français sont aujourd'hui contraints par les directives européennes qui ont force de loi.

Les exemples foisonnent en matière de libertés publiques, la controverse sur la loi "anti-piratage" HADOPI [1] étant l'illustration la plus récente.

Le paradoxe est là : les français constatent le poids croissant des décisions européennes et parallèlement se désintéressent de la manière dont elles sont prises.

Or des faits majeurs sont survenus ces dernières années qui doivent objectivement renouveler notre regard :

  • le nouveau traité donne un pouvoir de co-décision au Parlement Européen qui ne fait donc plus de la figuration mais agit réellement en législateur et pourra donc dans l'avenir être un contre poids efficace à la technocratie bruxelloise, par exemple : la décision de faire du vin rosé en mélangeant du rouge et du blanc (!) ne pourrait être prise demain par la seule commission de Bruxelles.
  • la gestion de la crise financière lors de la présidence française a fait la démonstration que le pouvoir politique prime sur celui de la commission. C'est dans cette voie - d'une Europe qui veut peser dans le monde, qui veut mieux s'organiser pour mieux protéger ses ressortissants (et non s'élargir à l'infini...), qui veut agir dans le monde (comme elle l'a fait au G.20) pour une mondialisation régulée – que nous devons jeter nos forces.

Françoise Grossetête et Richard CazenaveCette élection européenne du 7 juin n'est donc pas anodine. Elle est l'occasion de signifier nos attentes. Et elle survient au moment ou la volonté des peuples européens a plus de chance d'être entendue et traduite en acte politique.

Le message des français sera d'autant plus fort qu'il sera cohérent. Cette cohérence ne peut à l'évidence être trouvée du côté de la Gauche qui défend des options tout aussi archaïques que marginales par rapport aux autres partis socialistes européens. Pas davantage au Modem qui joue une carte politicienne plus qu'européenne dans cette élection (et fait siéger ses députés avec les députés libéraux danois !). Elle n'est pas non plus dans la démagogie du repli sur soi et du rejet en bloc de la construction européenne .

C'est pourquoi - parce que je veux une France forte au niveau européen et une Europe forte au niveau mondial, qui porte mieux nos espérances et soit en capacité d'agir pour la défense de nos intérêts - j'apporterai mon soutien à titre privé comme à titre de Chargé de Mission départemental du Chêne, à la liste conduite dans le grand sud-est par Madame Françoise GROSSETÊTE [2] pour l'UMP et ses formations associés.

Le dimanche 7 juin, jour de la fête des Mères, faites aussi un acte pour enfants : votez !

Notes

[1] En l'occurrence, sur ce texte l'Assemblée nationale a fait de l'agitation pour rien. Ce texte est mort-né car, comme la loi DADVSI que je n'avais pas votée, il a une guerre de retard sur la réalité des médias et de la création. Il le fait de plus de la plus bête manière qui soit, avec une procédure et des sanctions aussi inacceptables par les citoyens qu'inapplicables en pratique.

[2] Photo : Françoise Grossetête, eurodéputée sortante et tête de liste UMP dans le Grand Sud-Est, à mes côtés à Sassenage le vendredi 15 mai 2009.

lundi 12 janvier 2009

Général

Pour un nouveau départ en 2009

Nul ne s'étonnera que je salue comme il se doit l'élection, ce week-end, de Michel Savin à la Présidence de la Fédération de l'Isère de l'UMP.

Comme je le disais dans mon billet du 19 novembre 2008, une page se tourne en Isère et nous pouvons tous désormais espérer que, les conditions d'un possible rassemblement étant réunies, nous puissions enfin nous consacrer à ce qui doit toujours être le cœur de l'action politique : la défense de nos valeurs communes et la recherche, pour nos collectivités, de l'intérêt général.

Souhaitons donc que 2009 soit l'occasion pour le nouveau Président de l'UMP38 de créer toutes les dynamiques utiles en ce sens.

Quant à la nouvelle minorité au sein de l'UMP38, elle pourrait apporter une touche de sincérité aux félicitations adressées au nouveau Président en retirant les recours déposés devant la justice !

Ce billet est aussi l'occasion pour moi, en ce début d'année, de remercier toutes celles et tous ceux qui participent à la vie de ce blog et en font le site politique le plus actif et le plus ouvert toutes catégories confondues... et de souhaiter à chacune et chacun une très bonne et très heureuse année 2009 - je vous épargne tous les discours sur la crise (les occasions ne manqueront d'en reparler) pour me concentrer sur l'essentiel : mes vœux sincères de santé et de bonheur !


J'aurai l'occasion de vous les présenter de vive voix :

samedi 17 janvier à partir de 11h 15
dans les locaux de la Maison de la Culture Arménienne de Grenoble et du Dauphiné (MCAGD)
angle cours de la Libération et du Général de Gaulle et rue de Belledonne à Grenoble (voir le plan d'accès ci-dessous).

Je recevrai ce jour-là Mickaël Bullara, Secrétaire Général du Chêne (Présidente Michèle Alliot-Marie), qui s'associera à mes vœux et vous dira sans doute quelles leçons nous devons tirer de la situation nationale et internationale, et quelles doivent être les actions à mettre en place en 2009.

Je vous invite donc à nous rejoindre samedi autour du verre de l'amitié.


À très bientôt et encore Bonne et Heureuse Année à tous !


plan d'accès à la Maison de la Culture Arménienne de Grenoble et du Dauphiné
(Cliquez sur le plan pour l'agrandir)

mardi 02 décembre 2008

Général

Guerre au P.S. : un mal Français ?

La guerre au PS a une apparence, celle d'un affrontement de personnes arbitré par les médias ; elle a une réalité, celle du choix (ou du non choix) de ce qui doit (et peut) constituer le fondement idéologique d'une gauche qui ne sait plus si elle est socialiste ou social-démocrate.

  • Pour Ségolène Royal c'est clair : marketing et relooking riment avec social-démocratie et démagogie.
  • Pour Martine Aubry c'est plus ambigu : elle + tous les caciques + le non-choix = à peine (ou presque) 50%...

Quand j'écoute Mélenchon, au moins, lui, je comprends ce qu'il dit : c'est la gauche, la vraie, celle de la lutte des classes, celle du grand soir, des marxistes, des trostkistes, des maoïstes... On en connaît les désastreux résultats économiques et sociaux et le triste bilan humain et liberticide.

Le mérite de cette gauche-là c'est qu'au moins il y a matière à un bon vieux débat !

Alors c'est quoi l'autre gauche aujourd'hui ? La question reste entière à l'issue d'un scrutin au PS marqué davantage pas les soupçons que par le contenu !

Je reconnais humblement, et tristement, que la même question se pose à l'UMP38 quand on voit comment, en Isère, l'ex-président archi battu bien qu'« organisateur » du scrutin refuse obstinément le choix des urnes au point de continuer à utiliser, toujours sous couvert d'un courageux anonymat, le blog officiel de l'UMP38 pour attaquer... Michel Savin, « elected President » comme on dirait aux États-Unis, de cette même Fédération.

Bonjour le débat d'idées.

J'espère pour ma part de tout cœur que la Démocratie survivra à ce qui ressemble, en l'état, à la mort des idéologies et au triomphe indécent des égos.

Je crois qu'elle le peut si elle est portée par un souffle nouveau : un souffle humaniste, de justice et d'équité, une ambition qui transcende chacun de nous au service d'un idéal, d'une mission, qui s'appuie sur l'initiative et la liberté de chacun pour en faire un élan collectif de solidarité et de fierté.

Moi je suis plus gaulliste que jamais... et vous ?

mardi 18 mars 2008

Général

Grenoble : zéro pointé de l'UMP38

Ce 16 mars, à Grenoble, l'UMP aura inscrit à son palmarès le plus beau zéro pointé de toute l'histoire politique de la droite républicaine dans la capitale des Alpes.

Ainsi, le clan du toujours président de l'UMP38, après avoir taclé son propre camp pendant des années et en particulier pris une lourde responsabilité dans l'échec in extremis de Max Micoud à la mairie en 2001 (avec 49% des voix), après avoir promis monts et merveilles avec le retour du « grand magicien des urnes », enregistre depuis 2004, avec les régionales et les cantonales en passant par les présidentielles en 2007, une déroute électorale qui va en s'amplifiant.

Avec 29% des voix aux municipales de Grenoble et la perte des 2 cantons détenus jusqu'alors par des sortants UMP (Charles Descours et Max Micoud), le parti du président en Isère aura offert au PS le super grand chelem :

  • la mairie ;
  • les deux sièges de député ;
  • et la totalité des cantons grenoblois !

On espère juste, sans en être tout-à-fait certain, avoir touché le fond ! Et on se demande, avec une certaine angoisse, quel genre de secousse supplémentaire serait nécessaire pour que le président Sarkozy, qui avait personnellement demandé au malheureux (et valeureux) Fabien de Sans Nicolas de se présenter, se décide à régler le problème ?

Car il y a bien un domaine où la magie des urnes fonctionne à plein régime : c'est celui des élections internes du parti en Isère, où, conjuguée à la fuite des adhérents « non alignés » et à l'exclusion des gêneurs (dont votre serviteur), elle garantit la pérennité du pouvoir en place et la poursuite de son règne sur le champ de ruines...

Pour l'heure, la seule certitude que nous avons, c'est que le PS est au pouvoir à Grenoble, dans l'agglo, dans le département et dans la région pour un long moment. Et la seule bonne nouvelle, c'est qu'à Grenoble la liste Destot - recentrée - est élue sans les Verts, ce qui veut dire que le maire de Grenoble dispose d'une majorité pour s'attaquer au sujet majeur pour l'avenir de notre ville : celui de son désenclavement ferroviaire et routier, et des déplacements dans l'agglo.

Sujets sur lesquels un consensus droite gauche est possible, puisque la liste Sans Nicolas a défendu les mêmes projets.

C'est l'objet de l'AG3D : réunir sur ces projets les pouvoirs locaux et nationaux, les sensibilités de droite et de gauche, les forces économiques et sociales pour faire réussir Grenoble. Et ne pas attendre pour cela la Saint Glin-Glin.

dimanche 06 janvier 2008

Général

A tous et à chacun, tous mes voeux de bonne et heureuse année 2008 !

En pensant aux souhaits que je pourrais formuler à l'occasion de cette année nouvelle pour tous ceux qui se croisent sur ce blog, le premier mot qui me vient à l'esprit est un grand «merci» pour chacun et chacune d'entre vous.

Merci de faire vivre le débat, de nourrir souvent avec humour des échanges toujours respectueux des personnes, de faire de ce blog une agora moderne et vivante, de montrer aussi qu'il existe aujourd'hui à droite (et peut-être surtout à droite...) une pensée libre et s'il le faut impertinente, adossée non pas à des modes mais à des valeurs, nourrie non pas par le cynisme mais au contraire par une soif permanente de dignité.

Et le souhait qui en découle, que je forme à l'attention de chacune et de chacun, c'est que 2008 vous conserve dans votre énergie, dans votre envie de dire et de faire ce que votre coeur et votre intelligence vous commandent, dans votre espoir que l'engagement de chacun transforme le devenir de tous.

À Grenoble, depuis mon dernier billet, je dois dire qu'hélas, c'est le statu quo.

À droite, à défaut de dire et de faire ce que le courage (et le minimum de décence) commandent, on a choisi de contourner l'obstacle en espérant qu'en 2025 un début de semblant d'alternance pourra commencer à poindre !

À gauche, on voudrait bien changer les alliances. On sent bien que pour Grenoble, l'idéologie de certains «verts» rime avec «mortifère», que l'avenir de la Genoble Européenne (ou olympique) exige de relever les défis de toujours depuis Cularo (rayonnement, attractivité, désenclavement). Mais, mais, mais...

Faire une liste ? Pour que la campagne municipale, au lieu de porter sur les enjeux d'avenir pour Grenoble, ne porte, une fois de plus, que sur les divisions à droite ?

Je choisis, aujourd'hui encore, de rester disponible :

  • disponible pour ma famille politique si elle-même témoignait que ses objectifs prennent un peu de hauteur et si l'intérêt général prenait le pas sur les arrangements personnels ;
  • disponible pour ma ville si ceux qui en détiennent les clefs se donnaient vraiment l'ambition de dépasser les intérêts politiciens pour servir profondément et sincèrement notre avenir commun.

En tout état de cause, je n'oublierai pas, je n'oublierai jamais, les 20% d'électeurs qui ont bravé les mots d'ordre pour me dire leur fidélité, leur amitié et leur confiance. J'ai à leur égard un devoir, celui de ne pas galvauder le trésor qu'ils m'ont confié.

Une chose est sûre : quel que soit le choix que nous ferons pour les municipales, d'autres échéances se présenteront ultérieurement. En Isère tout spécialement, un boulevard est - me semble-t'il - ouvert à une liste de droite indépendante aux élections régionales et sénatoriales.

Je dirai donc le moment venu ce qu'il convient de faire pour les municipales à Grenoble - mais je prends quoi qu'il en soit rendez-vous, dès aujourd'hui, pour les combats futurs.

mardi 09 octobre 2007

Général

Exploit des Bleus à Cardiff

Ambiance des grands jours au Millenium Stadium samedi dernier, sous le grand "chapiteau" contenant 80 000 personnes. Les spéculations n'avaient pas manqué, tout au long de la journée que j'ai eu la chance de passer avec toute l'équipe de direction du rugby national, avec la compagnie exceptionnelle de Serge Kampf, Jacques Chancel et Olivier de Kersauzon.

le XV de France et les All-Blacks pendant les hymnes

Les bookmakers donnaient les Bleus à 35 contre 1. La victoire des Anglais l'après-midi nous avait fait dresser l'oreille car elle démentait l'image de supériorité des nations du Sud, mais de là à croire vraiment à la victoire des Bleus...

Le chemin jusqu'à la porte n°3 fut long, Serge Blanco et Jean-Pierre Rives étant sollicités en permanence par les supporters, tant français que gallois, pour fixer la rencontre sur la pellicule. L'esprit rugby était d'ailleurs remarquablement présent : une foule compacte, chauffée à blanc, ayant abondamment préparé le match dans les pubs tout au long de l'après-midi, et pourtant pas un geste déplacé, ni dans l'avant-match, pas plus pendant le match, pas non plus lors de la troisième mi-temps ! 80 000 personnes, et pas un seul incident à déplorer.

SKampf, JPRives, SBlanco, RCazenave

Un match qui fut éprouvant pour les nerfs des spectateurs, préservant le suspense jusqu'à la dernière minute. Une première mi-temps où les Bleus semblaient se chercher, et qui aurait pu se terminer avec un score encore plus lourd que 13-3 ; et une seconde mi-temps où les Français ont fini par faire douter les Blacks qui en ont perdu leur jeu fabuleux ; et une dernière ligne droite héroïque où la défense française a été acculée près d'un quart d'heure dans ses 22, sans jamais fléchir, ni même concéder une pénalité. Là aussi, dans cette maîtrise individuelle des comportements sur le terrain, après une heure et quart d'engagement total, réside le véritable exploit des Bleus.

Le XV de France rencontrera samedi prochain, au stade de France, des adversaires que nous connaissons mieux mais que nous ne redoutons pas moins : n'oublions pas que les Anglais sont les tenants du titre. Pourtant, sur le chemin du retour, nombre d'entre nous imaginaient déjà une revanche contre les Pumas argentins en finale.
Allez les Bleus !


Photos

  1. Le XV de France et les All-Blacks néo-zélandais pendant les hymnes nationaux
  2. Dans les couloirs du Millenium Stadium avec (de gauche à droite) Serge Kampf, Jean-Pierre Rives et Serge Blanco

mercredi 12 septembre 2007

Général

Permanence

À partir de demain, jeudi 13 septembre, je tiendrai une permanence tous les jeudis matin, de 9 heures à 12 heures, au 3 boulevard Maréchal Joffre à Grenoble, et me tiendrai à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient me rencontrer.

Vous pouvez venir spontanément[1] ou prendre rendez-vous le mardi après-midi entre 14 heures et 18 heures au 04 76 46 18 27. En-dehors de ces horaires, un répondeur prendra vos messages.

Vous pouvez également me joindre par courriel en utilisant le lien suivant : contact

Notes

[1] 3 boulevard Maréchal Joffre - 4ème étage - code porte intérieure : 2375

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